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  • Marie-Aude P.

These boots are made for walking

Quand j'entre dans l'immeuble, puis dans l'appartement, de Johan et Marion, je suis d'abord frappée par les rangées de bottes presque parfaitement alignées devant chaque porte. Forcément, ici en plein hiver, quand la neige colle aux grolles, on ne rentre pas avec chez soi, on les laisse sur le palier, ou au pire dans le hall d'entrée.



Je suis enfin arrivée, après une longue journée de voyage, dans mon premier presque chez moi canadien. Et vous savez ce qu'on dit : "A Rome, blablabla...". Donc je me déchausse. Et ce qui me frappe en deuxième, c'est la chaleur de l'appartement : il doit bien y avoir 35 ou 40°C de décalage entre intérieur et extérieur, je commence à fondre sous mon manteau ! Par la suite, je vais très vite prendre l'habitude de mettre mon manteau en dernier avant de sortir et de l'enlever en premier en rentrant. C'est toute une organisation, si on veut éviter les bouffées de chaleur !


Johan est encore en vacances, il est donc là pour m'accueillir. C'est la première fois qu'on se rencontre et j'ai tout de suite l'impression d'être avec un ami. A chaque début de voyage de longue durée, le cafard n'est jamais loin et une fois posée, je me demande toujours si j'ai pris la bonne décision "mais qu'est-ce que je fais là ?!?". Alors le sourire chaleureux de Johan me réchauffe l'âme et le coeur. Marion n'est pas longue à arriver ensuite et je me sens bien, comme chez moi, entourée de gens bienveillants et amicaux. Leurs conseils et les informations qu'ils partagent sur la vie québécoise, eux qui sont installés ici depuis déjà plusieurs années, vont m'être précieux dans les prochaines semaines.


Ca fait donc 8 jours que je suis arrivée à Montréal. Les petites tracasseries administratives sont réglées (compte bancaire, numéro d'assurance sociale, téléphone portable, carte de métro...), je commence à m'habituer à la ville (je connais même les noms des stations de métro entre l'appartement et le centre ville, waouh !), hier j'ai réussi à me balader dans le Montréal souterrain sans me perdre, en bref, tout roule ! J'aime ça, quand je commence à avoir une petite routine à l'étranger. La routine, c'est ce qu'on croit fuir, mais on est tellement confortable quand on retrouve les petits gestes journaliers ! Un départ à l'étranger, ça chamboule tout, alors forcément, rien que retrouver son petit rituel du petit-déjeuner, ça rassure.


Mais être à l'étranger, ça ne veut pas seulement dire pour moi ramener toutes mes habitudes françaises, bonnes ou mauvaises. Il faut aussi s'adapter. Moi je suis un peu un caméléon, donc ça va assez bien. Je me suis expatriée dans un pays occidental, l'adaptation est sans doute plus simple. Mais il y a au Canada un certain exotisme. Je ne vais pas vous faire ici la liste de toutes les petites choses purement québécoises, ce n'est pas le but de ces pages.


Quand j'ai reçu mon PVT et que j'ai su pour sûr que j'allais partir, je n'avais pas vraiment l'intention de rester à Montréal. Je pensais aller dans une région anglophone dès le début. Mais finalement, redécouvrir cette ville dans un contexte différent d'il y a 8 ans, plus en tant que touriste et avec des amis que je vois tous les jours, j'apprécie Montréal bien plus que je ne l'avais fait la dernière fois. Rien n'est jamais certain, bien sûr, mais je risque de rester ici au moins quelques semaines encore.

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