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  • Marie-Aude P.

Qu'est-ce que j'peux faire, j'sais pas quoi faire !

Avant de faire ma demande de PVT, la question du "que ferai-je au Canada ?" était en arrière plan dans mes pensées. Depuis que j'ai obtenu le sésame (pour rappel, plus de 20000 personnes s'inscrivent chaque année pour tenter d'obtenir un PVT, seuls 7700 l'obtiennent), cette question devient plus prégnante, refaisant surface dans mon esprit à tout instant, chaque seconde de rêverie m'y ramène. Si ma date de départ n'est pas encore fixée, je sais que l'échéance se rapproche à grande vitesse. Et avec elle, l'excitation de retrouver un pays que j'ai aimé mais aussi l'angoisse de ne pas encore avoir de plan bien précis grandissent.


Quand je parle de plan précis, je ne parle pas d'avoir un programme détaillé jour par jour de cette expérience de deux ans, bien sûr. Mais pour être honnête, je ne sais pour l'instant même pas où je vais atterrir, littéralement...


Le Canada est un pays immense, toutes ses provinces sont attractives et offrent des opportunités de découverte différentes. Et c'est bien là tout mon problème !

Où aller ? Que faire ? Que voir ? Comment ne pas passer à côté de l'essentiel ? Je voudrais pouvoir aller partout, tout faire et tout voir, mais deux années seront sûrement insuffisantes pour un tel projet !

Alors il me faut faire des choix.

Heureusement, pour ça, j'ai mes précédentes expériences. : mes trois mois de pérégrinations au Canada en 2009, sac au dos, m'aident à y voir un peu plus clair.

Je procède un peu par élimination : je sais que j'avais adoré certaines villes (Vancouver, Halifax) et peu apprécié certaines autres (Montréal).

Pendant mon trajet en bus entre Vancouver et Montréal, j'avais traversé toutes les provinces qui sont à la frontière avec les USA, je n'avais pas pris le temps d'aller dans les provinces du nord, Territoires du Nord Ouest et Yukon, par exemple.

J'avais eu l'occasion d'être bénévole pour le Vancouver International Film Festival et je connais, pour suivre d'autres pvtistes déjà partis (notamment Ushuaianne au Canada) l'importance du bénévolat au Canada.

Et si je n'ai pas l'intention de "faire carrière" là-bas (je n'arrive déjà pas à faire ça en France....), il faudra certainement que j'en repasse par le bénévolat avant de pouvoir trouver un travail rémunéré.

Il y a bien sûr d'autres choses à prendre en compte : mon expérience de responsable d'accueil à l'Auberge de Jeunesse depuis bientôt trois ans et mon anglais sont indéniablement des atouts sur lesquels je pourrai m'appuyer.


Voilà, toutes ces choses, pour l'instant, tournent dans ma tête, un peu comme quand on agite des dés dans un gobelet avant de se décider à les jeter. Les idées virevoltent, se rencontrent, se cognent. Un jour j'ai l'impression que celle-là est la meilleure. Et le lendemain c'est telle autre qui sort du lot.

Je crois qu'il commence à être grand temps, pour la paix de mon esprit, que les dés soient jetés...

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