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  • Marie-Aude P.

Gaspésie, suite et fin...

Jour 5 :

Il n'y a pas eu de jour cinq. Précisons : une pluie battante s'est abattue sur la Gaspésie, comme le couperet s'était abattu sur le cou délicat de Marie-Antoinette, ou celui plus robuste de Ned Stark. Une pluie à couper au couteau, c'est possible, ça ? Un truc solide, qui n'épargne rien ni personne. Une journée à ne rien faire, ou presque. Ca tombe bien, j'aime ne rien faire, la contre-productivité est ma spécialité.

On pourrait résumer les choses ainsi : Trois Mousquetaires, Coupe de Feu, écriture de blog, chocolat chaud, cheesecake, sieste.


Jour 6 :

Au milieu du Parc National du Forillon, il y a une vallée. A l'entrée de cette vallée se trouve l'Anse-au-Griffon. La balade est fort jolie, on peut la faire à Cheval, ou à vélo, moi je l'ai faite à pied. Je n'ai pas rencontré d'ours encore cette fois. Pourtant je m'y suis employée !



Le soir, je continue de chasser le soleil. Je roule un peu au hasard et je me retrouve au port de Rivière-au-Renard, en compagnie des nombreux pêcheurs à la ligne. Le vent est très fort, mais eux n'ont cure ni des embruns, ni du soleil qui déploie pourtant pour ses plus beaux atours.



Jour 7 :

Dernier jour avant le retour vers Rivière-du-Loup. Je m'emploie corps et âme à rencontrer la faune sauvage et je fais de belles rencontres : le crapaud gros comme ma première phalange du pouce de la main gauche, l'écureuil du Forillon bien plus svelte que son cousin Montréalais (celui que se nourrit dans les poubelles ou directement dans les mains des touristes), les jolis papillons et des oiseaux qui ressemblent à des poules... Sans oublier les maringouins qui se sont encore bien éclatés, je reviens couverte de nouveaux boutons. Mais la balade vers le lac de Penouille valait le coup, notamment pour la vue sur la vallée de l'Anse-au-Griffon.



Jour 8 :

Après un dernier petit-déjeuner face à la mer à l'Auberge Griffon Aventure, je prends la route vers Rivière-du-Loup.

J'ai eu l'occasion de rencontrer pas mal de motards en travaillant à l'Auberge des Dunes de Saint-Pierre-Quiberon. A 99%, ils étaient toujours très sympas et respectueux. Sur la route depuis l'Anse-au-Griffon, j'en suis un petit groupe pendant pas loin d'une heure. Pas une seule fois je les vois rouler plus vite que la limite autorisée. Mieux ! Ils sont super organisés ! Celui que j'imagine être le chef de la bande roule en tête. De loin je le vois lever le bras et les quatre autres se ranger derrière lui dans une parfaite ligne droite et rouler au plus près de la ligne jaune du milieu. Je comprends un demi seconde plus tard quand je les vois doubler un vélo qui peine à monter la côte.

Un peu plus tard, dans un bouchon (je ne pensais pas que c'était possible par ici, mais si !), un autre motard fait la queue tranquillement en même temps que toutes les autres voitures alors qu'il aurait pu doubler depuis des lustres. Pour préciser, on a été bloqué à peu près 45 minutes, et lui a attendu son tour comme tout le monde. Si c'est un pas un sens du civisme hyper développé, ça !


Les vacances en Gaspésie s'achèvent donc ainsi, et mon séjour québécois également. Dans quelques jours je prends l'avion pour Paris. Je n'y reviendrai pas dans l'immédiat et en septembre, je poserai mes valises à Halifax. Serez-vous là pour m'y suivre ? ;)

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